Dr. Pere Santamaria

Professeur, spécialiste de la microbiologie, de l’immunologie et des maladies infectieuses, École de médecine Cumming, Université de Calgary

Le Dr Santamaria est professeur au Département de microbiologie, d’immunologie et des maladies infectieuses et président du Centre de recherche sur le diabète Julia-McFarlane (Julia McFarlane Diabetes Research Centre), à l’Université de Calgary. Il enseigne également à l’Institut D’Investigacions Biomèdiques August Pi i Sunyer, à Barcelone, en Espagne. Titulaire d’un diplôme de médecine et d’un doctorat de l’Université de Barcelone, le Dr Santamaria s’est spécialisé en immunologie en poursuivant sa formation au Centre hospitalier universitaire de Barcelone et a suivi un programme d’études postdoctorales en tant que boursier à l’Institute of Human Genetics, affilié à l’Université du Minnesota. Le Dr Santamaria a consacré une partie de ses travaux de recherche aux mécanismes cellulaires suivant lesquels des lymphocytes (ou globules blancs) ciblent et détruisent les cellules bêta productrices d’insuline dans le pancréas. Son objectif était alors de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent l’auto-immunité. Il a été élu membre de l’Académie royale de médecine de Catalogne et compte parmi les membres de la Société royale du Canada. Il est le « père scientifique » et le chercheur principal de Parvus Therapeutics, Inc., entreprise spécialisée en biotechnologies et permettant au Dr Santamaria de jeter un pont entre les options thérapeutiques qu’il met à l’épreuve et la pratique clinique.

Questions et réponses avec le Dr Santamaria

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à la recherche sur la SP? Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

Mon équipe et moi avons découvert une nouvelle classe de médicaments pouvant renverser le processus d’inflammation chronique auto-immune. Nous avons fait cette découverte en faisant appel à un modèle de diabète de type 1 et nous nous sommes employés à mettre celle-ci à l’épreuve dans le contexte d’autres maladies auto-immunes, dont la SP, afin d’en cerner les limites. Le travail que nous avons accompli en lien avec la SP a révélé de nouveaux éléments fascinants au chapitre de l’immunologie que nous explorons intensément à présent.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la recherche et quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face?

Ce qui me plaît le plus dans la recherche est la possibilité qu’elle procure aux chercheurs de satisfaire leur curiosité sans limites. Les défis sont nombreux, et les véritables réussites sont plutôt rares, mais certaines d’entre elles pourraient un jour changer la vie de bien des gens.

Quelle importance accordez-vous à la collaboration et dans quelle mesure y avez-vous recours dans le cadre de vos travaux de recherche?

La collaboration est essentielle et indispensable.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?

Le soutien offert par la Société de la SP est crucial. Sans cet appui, je ne ferais pas de recherche sur la SP.

Si vous pouviez poser une ou plusieurs questions à une personne vivant avec la SP qui pourraient vous aider à concevoir une étude, quelles seraient-elles?

Si on vous offrait le choix entre deux médicaments hypothétiques, lequel des deux choisiriez-vous? Le médicament qui permettrait de traiter spécifiquement la SP tout en étant exempt d’effets indésirables, mais qui devrait être administré par injection de façon plus ou moins régulière; ou plutôt le médicament dont l’action serait moins spécifique – et donc moins efficace – et qui pourrait être associé à des effets indésirables, mais que vous pourriez prendre par voie orale et moins fréquemment?

Étude du Dr Santamaria subventionnée par la Société de la SP

Expansion des réseaux régulateurs spécifiques de l’antigène pour traiter l’auto-immunité survenant dans le SNC

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