Mme. Andreanne Blanchette

Ph. D., professeure agrégée et chercheuse, Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS), Département de réadaptation, Université Laval

Mme Blanchette est professeure agrégée au Département de réadaptation de l’Université Laval et chercheuse au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS). Après avoir terminé sa formation en physiothérapie, elle a obtenu une maîtrise ès sciences et un doctorat (2012) en médecine expérimentale (réadaptation) de l’Université Laval (ville de Québec, Canada). Sa thèse portait sur la réadaptation locomotrice après une lésion du système nerveux central. Elle a également effectué un stage de recherche postdoctorale sur l’évaluation de la spasticité au sein du laboratoire Contrôle sensori-moteur et réadaptation du Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (Montréal, Canada). Ses travaux de recherche sont centrés sur l’établissement de stratégies de réadaptation innovantes destinées aux personnes aux prises avec des incapacités physiques secondaires à une lésion du système nerveux central. Mme Blanchette s’intéresse également à l’utilisation de différentes technologies telles que la robotique, la réalité virtuelle et la stimulation électrique fonctionnelle, pour l’évaluation et le traitement des troubles sensori-moteurs. Les travaux de recherche qu’elle mène ont pour but de lui permettre de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux fonctions sensori-motrices et à leur rétablissement.

Questions et réponses avec Mme Blanchette
Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à la recherche sur la SP? Qu’est-ce qui vous incite à poursuivre des travaux dans ce domaine?

J’ai commencé à m’intéresser à la recherche sur la SP à la suite des discussions que j’ai eues avec des professionnels de la santé qui interviennent auprès de personnes atteintes de SP. Ces cliniciens ont découvert qu’il y a d’importantes lacunes dans la littérature scientifique sur les pratiques de réadaptation proposées aux personnes atteintes de SP. Ils ont également constaté des disparités entre les services de réadaptation fournis à cette population de patients et ceux fournis à des populations de patients qui ont subi d’autres types de lésions neurologiques. Compte tenu de mes centres d’intérêt, je me suis sentie immédiatement prête à m’investir activement dans l’établissement et la validation de stratégies de réadaptation par l’exercice, qui seraient accessibles dans un contexte clinique et en milieu communautaire, afin de contribuer à l’amélioration de la santé et de la qualité de vie des personnes atteintes de SP.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la recherche et quels sont les plus grands défis auxquels vous faites face?

C’est ma volonté de trouver la réponse à des questions complexes non résolues qui est ma source de motivation. Plus précisément, c’est très gratifiant de constater que ces réponses peuvent améliorer directement la santé et le bien-être de certaines personnes. Par ailleurs, le travail de chercheur est polyvalent par nature, et j’aime beaucoup la diversité de mes tâches quotidiennes. L’un des principaux défis que j’ai à relever à titre de chercheuse réside dans la nécessité de maintenir le financement nécessaire pour garantir la viabilité de mon laboratoire de recherche. Je dois investir une bonne partie de mon temps dans la rédaction de demandes de subventions, alors que je préférerais concentrer mes efforts sur des activités scientifiques.

Quelle importance accordez-vous à la collaboration et dans quelle mesure y avez-vous recours dans le cadre de vos travaux de recherche?

Je participe pleinement à des activités de transmission des connaissances avec des professionnels de la santé depuis le début de ma carrière de clinicienne-chercheuse. Ces discussions enrichissantes avec d’autres cliniciens m’ont ouvert de nouvelles perspectives et m’ont permis d’aborder le problème à l’étude sous un nouvel angle. Je crois également qu’il importe de collaborer avec des patients, des cliniciens et des décideurs pour que les questions de recherche clinique que je pose soient adaptées aux besoins et aux priorités.

Dans quelle mesure le soutien fourni par la Société canadienne de la SP vous permet-il de mener à bien vos travaux de recherche?

Le soutien fourni par la Société canadienne de la SP me permet de réaliser mon premier projet de recherche axé sur les personnes qui vivent avec la SP. Si tout va bien, la Société de la SP nous accordera de nombreuses autres subventions qui contribueront à l’établissement de mon nouveau créneau de recherche sur la réadaptation sensori-motrice des personnes atteintes de SP.

Si vous pouviez poser une seule question à une personne vivant avec la SP qui pourrait vous aider à concevoir une étude, quelle serait-elle?

Quels sont les principaux facteurs qui favorisent votre participation à des interventions de réadaptation par l’exercice et quels sont les principaux obstacles à une telle participation?

Étude de Mme Blanchette subventionnée par la Société de la SP :

Effets de la SÉF sur vélo stationnaire combinant la stimulation des muscles des jambes et du tronc chez les personnes atteintes de sclérose en plaques

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