Dégénérescence progressive observée à partir de l’apparition de la sclérose en plaques chez l’enfant

Évaluation de l’état clinique, de la qualité de vie liée à la santé, de la détérioration précoce de l’intégrité du cerveau et de l’accélération de l’immunosénescence

Chercheurs :

  • Dre Brenda Banwell, Children’s Hospital of Philadelphia
  • Dre Ruth Ann Marrie, Centre des sciences de la santé de Winnipeg
  • Dr Amit Bar-Or, Université McGill
  • Dr Douglas Arnold, Université McGill
  • Dre Ann Yeh, Hôpital pour enfants malades

Période : Du 1er juillet 2015 au 30 juin 2020

Montant de la subvention : 3 200 000 $

Mots clés : SP pédiatrique, qualité de vie, imagerie, réponse immunitaire

Résumé

  • La plupart des gens pensent que la sclérose en plaques (SP) ne touche que les jeunes adultes. En 2004, lorsque l’étude canadienne sur les maladies démyélinisantes pédiatriques (Canadian Pediatric Demyelinating Disease Study) a été entreprise, la plupart des Canadiens ignoraient que la SP pouvait se déclarer durant l’enfance.
  • Cette étude a été menée auprès de 585 enfants répartis dans 23 centres de recherche à un moment où ils présentaient des symptômes aigus. Certains de ces enfants ont reçu depuis lors un diagnostic de SP.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’évaluer l’utilisation des services de soins de santé par les jeunes atteints de SP et par leurs parents;
    • d’analyser les changements survenant dans le cerveau d’enfants atteints de SP à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique;
    • de caractériser la réponse immunitaire chez des enfants ayant reçu un diagnostic de SP.

Description de l’étude

Jusqu’à ce que soit mis sur pied le Réseau canadien pour les maladies démyélinisantes pédiatriques, en 2004, on ne savait rien de la prévalence ou des conséquences de la SP chez les enfants et les adolescents ni de ce qui distinguait la SP pédiatrique de la SP chez l’adulte. En collaboration avec une équipe regroupant des immunologistes, des épidémiologistes et des spécialistes de l’imagerie, la Dre Banwell poursuit ses travaux de recherche sur la SP pédiatrique, qui portent essentiellement sur le retentissement de la SP sur la qualité de vie, l’utilisation des services de soins de santé, le développement du cerveau, les capacités cognitives et le système immunitaire. Cette équipe de recherche coopérative a découvert que tous les ans, environ un enfant canadien sur 100 000 est en proie à une première poussée semblable à une poussée de SP. Plus de 90 p. 100 des enfants concernés se remettent bien de cette première poussée, mais quelque 20 p. 100 finissent par recevoir un diagnostic de SP. On n’a pas encore établi pourquoi la SP s’installe chez certains enfants, alors que les autres ne subissent qu’une seule poussée démyélinisante. S’ils découvrent les raisons pour lesquelles certains enfants subissent une seule poussée qui n’évolue jamais vers la maladie chronique, à savoir la SP, les chercheurs pourraient mettre au jour des stratégies utiles pour le traitement de cette dernière. Les infections par le virus d’Epstein-Barr, un faible taux de vitamine D et un déséquilibre entre le nombre de cellules immunitaires « bénéfiques » (celles qui régulent les réactions immunitaires) et le nombre de cellules immunitaires « agressives » (celles qui attaquent le cerveau) sont autant de facteurs que l’on observe fréquemment chez les enfants qui finissent par recevoir un diagnostic de SP. En analysant les caractéristiques de ces enfants, l’équipe de recherche a constaté qu’au moins 30 p. 100 de ceux qui vivent avec la SP sont aux prises avec des troubles de l’apprentissage et de la mémoire et que leur cerveau, qui est plus petit que la normale, ne se développe pas comme il le devrait. Ces observations cruciales soulignent la nécessité de trouver des stratégies qui permettront de protéger le cerveau et d’améliorer le processus de réparation. « Nous sommes fiers de dire que le Canada est un chef de file mondial de la recherche et de la prise en charge de la SP pédiatrique », a déclaré la Dre Banwell.

Retombées potentielles : S’ils parviennent

àfaire la lumière sur les caractéristiques initiales de la SP en

les observant chez l’enfant, les chercheurs aboutiront peut-être à

la mise au point de nouvelles stratégies de prévention et de

traitement de cette maladie.

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