Virus de l’immunodéficience humaine, médicaments antirétroviraux et risque de sclérose en plaques

Chercheuse principale : Mme. Helen Tremlett

Affiliation : Université de la Colombie-Britannique

Année de la subvention : 2018-2019

Montant de la subvention : 299 979 $

Mots clés : VIH, rétrovirus, donnée sur la santé, médicament contre le VIH

Résumé :

  • Des données probantes préliminaires ont montré que le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est associé à une diminution du risque de sclérose en plaques (SP).
  • On ignore cependant si c’est la capacité du VIH à affaiblir le système immunitaire ou si ce sont les médicaments qui sont utilisés pour le traitement de l’infection par ce virus qui sont effectivement associés à cette diminution du risque de SP.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de comparer le risque de SP auquel sont exposées les personnes porteuses du VIH au risque de SP observé au sein de la population générale, en utilisant des données sur la santé de vastes populations de sujets;
    • de comparer les taux de SP enregistrés chez les personnes qui reçoivent des médicaments destinés au traitement de l’infection par le VIH à ceux mesurés chez les personnes qui ne suivent pas de tels traitements.

Description de l’étude :

Plusieurs virus, notamment le virus d’Epstein-Barr, le virus de l’herpès humain de type 6 et un groupe de virus appelés rétrovirus, ont fait l’objet de travaux visant à déterminer s’ils avaient un quelconque lien avec la SP. À ce jour, aucun lien de causalité direct n’a été établi entre un virus et la SP, et on en sait très peu sur les effets que les virus ou les médicaments qui ciblent ces derniers pourraient avoir sur le risque de SP. Le VIH est l’un des rétrovirus les plus étudiés chez l’humain. Un corpus limité de données probantes indique que ce virus est associé à une diminution du risque de SP. Par son étude, la chercheuse Helen Tremlett, Ph. D., tentera de déterminer si l’infection par le VIH ou une exposition aux médicaments utilisés pour le traitement de cette infection peuvent influer sur le risque de SP. Plus précisément, en se servant de données liées à la santé, l’équipe de recherche de Mme Tremlett évaluera le risque de SP auquel sont exposées des personnes qui sont porteuses du VIH et le comparera à celui auquel sont exposés des hommes et des femmes de la population générale, qui sont du même âge, qui viennent du même pays qu’elles et qui n’ont pas de diagnostic connu de VIH. Cette étude fournira des données très utiles sur les effets d’un rétrovirus comme le VIH et des médicaments destinés au traitement des personnes qui en sont porteuses sur le risque de SP.

Retombées potentielles : Créer un corpus de connaissances sur les effets de l’infection par le VIH et des traitements contre celle-ci sur le risque de SP et contribuer considérablement à l’approfondissement des connaissances actuelles sur les facteurs qui déclenchent la SP.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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