Étude d’un biomarqueur d’imagerie de la progression de la sclérose en plaques

Chercheuse Principale: Mme. Shannon Kolind

Affiliation : Université de la Colombie-Britannique

Période : Du 1er avril 2017 au 30 juin 2020

Montant : 292 500 $

Mots clés : Imagerie de la teneur en eau de la myéline, imagerie par résonance magnétique, myéline, progression

Résumé :

  • On évalue actuellement l’efficacité d’un traitement chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (SP) à l’aide de mesures cliniques. Toutefois, comme la progression de la maladie est généralement assez lente et difficile à mesurer objectivement, les essais portant sur la progression de la SP requièrent un très grand nombre de participants et doivent être menés sur de très longues périodes.
  • Il importe de mettre au point des mesures cliniques qui permettront d’accélérer les essais cliniques et d’en réduire le coût, particulièrement lorsqu’ils concernent la SP progressive.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de recourir à des outils avancés d’imagerie afin d’étudier l’altération de la myéline (gaine protectrice qui enveloppe les fibres nerveuses) en tant que mesure clinique potentielle chez les personnes atteintes de SP.

Description de l’étude :

Lors des trois dernières décennies, les essais cliniques consistant à déterminer l’efficacité des traitements prometteurs contre la SP progressive reposaient essentiellement sur l’évaluation clinique de la progression de la maladie. Malheureusement, comme cette progression est généralement assez lente et difficile à mesurer objectivement, les chercheurs qui se penchent sur cet aspect de la SP dans le cadre d’essais cliniques doivent étudier des groupes importants de personnes durant de longues périodes. Les biomarqueurs sont des caractéristiques biologiques de l’organisme qui fournissent des indices sur l’activité d’une maladie ou sur les effets d’un traitement. Dans le cas de la SP, les variations du volume du cerveau constituent le biomarqueur le plus prometteur en matière d’imagerie cérébrale. Cependant, il peut s’écouler plus d’un an avant qu’on puisse constater de telles variations, et celles-ci ne sont que partiellement liées à l’évolution de la SP. C’est pourquoi l’équipe de recherche de Mme Shannon Kolind, Ph. D., s’intéresse plutôt à l’altération de la myéline comme biomarqueur potentiel de l’évolution de la SP. L’intégrité de la myéline est essentielle à la santé des neurones, et la détérioration de cette substance peut être un indice de la gravité de la SP. L’équipe de Mme Kolind prévoit recourir à une technologie d’imagerie permettant de déceler et de mesurer les changements structurels de la myéline, lesquels pourraient constituer des indices sur la progression de la SP. Au cours de la dernière année, l’équipe de chercheurs a procédé au recrutement d’une grande partie de la cohorte visée et a effectué l’analyse de données d’essai afin de s’assurer de la qualité des données recueillies. L’analyse des données d’imagerie se poursuivra en vue de l’atteinte des objectifs de l’étude. Mme Kolind espère que les résultats de son étude permettront (1) d’élaborer une méthode qui rendra possible le suivi des changements subis par la myéline; (2) de reconnaître les personnes qui présentent un risque d’évolution grave de la maladie; et (3) de réduire le coût et la durée des essais cliniques consacrés à la SP progressive.

Retombées potentielles : Réduire le coût et la durée des essais cliniques portant sur l’évaluation de l’efficacité des traitements contre la SP progressive, et déterminer qui sont les personnes exposées au risque de progression de la SP et à qui des traitements plus énergiques devraient être administrés.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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