Greffe de cellules souches mésenchymateuses – Étude sur le potentiel d’une thérapie cellulaire contre les formes inflammatoires de la SP

Chercheurs :

  • Dr Mark Freedman, Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
  • Dr James Marriott, Université du Manitoba

Domaine de recherche : Élaboration de traitements et d’outils cliniques

Période : Du 1er février 2015 au 31 décembre 2019

Montant de la subvention : 4 500 000 $*

Mots clés : cellules souches mésenchymateuses, essais cliniques, inflammation

Résumé

  • Les propriétés uniques des cellules souches font de l’utilisation de celles-ci une voie prometteuse en matière de traitements visant à atténuer l’activité de la SP et à régénérer les tissus du système nerveux central endommagés par celle-ci.
  • Les cellules souches mésenchymateuses (CSM) sont des cellules souches adultes qui peuvent donner naissance à des tissus particuliers, atténuer l’inflammation et réparer les tissus lésés du système nerveux central. L’innocuité et l’efficacité du traitement de la SP par les CSM n’ont pas encore été établies.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • d’évaluer l’innocuité de la greffe autologue de CSM (les cellules souches sont prélevées sur le sujet lui-même) pour les personnes atteintes de SP et de déterminer si ce traitement peut réduire l’inflammation cérébrale nocive et, peut-être, favoriser la régénération des tissus lésés du système nerveux central.

Description de l’étude

Les cellules souches mésenchymateuses (CSM) ont récemment capté l’attention des chercheurs en sclérose en plaques en raison de leur capacité de réduire l’inflammation nocive et de promouvoir la réparation des tissus. Cela dit, on ne connaît pas encore leurs effets sur la sclérose en plaques. Un essai clinique de phase II à répartition aléatoire et à double insu, avec placebo, baptisé MESCAMS (volet canadien de l’étude internationale MESEMS, consacrée à l’utilisation des cellules mésenchymateuses dans le traitement de la SP), a donc été lancé dans le but d’évaluer l’innocuité de la greffe autologue de CSM (les cellules souches sont prélevées sur le sujet lui-même) pour les personnes atteintes de SP et de déterminer si ce traitement peut réduire l’inflammation cérébrale nocive et, peut-être, contribuer à réparer le système nerveux central. Cet essai se déroule dans deux centres de recherche situés au Canada, plus précisément à Winnipeg et à Ottawa. Chaque centre doit recruter 20 participants qui satisfont aux critères d’inclusion de l’étude. Le centre de recherche d’Ottawa a terminé sa phase de recrutement, alors que celui de Winnipeg est encore à la recherche de participants, de toutes les régions du pays, pour atteindre ce chiffre. Chaque personne admise à l’étude subira une ponction de la moelle osseuse qui permettra de prélever des CSM. Ces cellules seront confiées à un laboratoire de production cellulaire où elles subiront un traitement qui stimulera leur multiplication. Une fois qu’elles se seront multipliées, elles seront réinjectées par perfusion intraveineuse (injection dans une veine) à la personne chez qui le prélèvement a été effectué. Tous les participants à l’étude seront répartis aléatoirement pour recevoir soit une perfusion de leurs cellules, soit une perfusion d’une solution inactive (qui ne contient aucune cellule). La collecte des données sur l’innocuité qui est en cours n’a mis en évidence aucun problème lié à cette intervention pour le moment.

Retombées potentielles : On espère que les résultats de l’étude en question confirmeront les propriétés réparatrices de ces cellules et qu’ils ouvriront la voie à une étude de plus grande envergure, soit un essai de phase III.

* Étude financée par Research Manitoba et les Services alimentaires A&W du Canada Inc.

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