Interactions entre les cellules immunitaires et le microbiome et neuro-inflammation

Chercheuse principale : Mme. Jennifer Gommerman

Affiliation : Université de Toronto

Période : Du 1er avril 2016 au 31 mars 2019

Montant : 365 500 $

Mots clés : Microbiote, lymphocyte B (cellule B), hypermutation somatique

Résumé

  • Les lymphocytes B, qui font partie des cellules immunitaires, ont des propriétés qui sont soit anti-inflammatoires, soit pro-inflammatoires. On croit que les microorganismes présents dans le microbiote intestinal influent sur la fonction des lymphocytes B.
  • La fonction lymphocytaire B serait compromise dans un contexte de sclérose en plaques (SP), et on ignore toujours l’effet du microbiote intestinal sur cette fonction.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de déterminer de quelle façon le microbiote intestinal influe sur la fonction lymphocytaire B et sur une affection comparable à la SP chez des modèles animaux de cette maladie;
    • d’établir comment les microorganismes compris dans le microbiote intestinal influent sur l’environnement du système nerveux central.

Description de l’étude

Le système immunitaire est capable de « freiner » les réactions inflammatoires si nécessaire. Or, dans le cas de la SP, ce mécanisme de régulation est défectueux pour des raisons qu’on ignore encore. Les travaux de recherche proposés par l’équipe de Mme Jennifer Gommerman, Ph. D., ont pour but l’élargissement des connaissances sur les mécanismes de régulation du système immunitaire grâce à l’examen particulier d’un type de cellules immunitaires appelées « lymphocytes B ». Des données préliminaires indiquent que certains lymphocytes B ont une activité anti-inflammatoire et que les microorganismes qui peuplent l’intestin (microbiote intestinal) influent sur l’ensemble des lymphocytes B. Mme Gommerman a émis l’hypothèse voulant que lorsque la fonction lymphocytaire B est compromise en présence de SP, les processus de la maladie sont exacerbés en raison de l’effet du microbiote sur les lymphocytes B dysfonctionnels. Ainsi, les travaux que la chercheuse et son équipe se proposent de mener consisteront à déterminer de quelle façon, chez des souris atteintes d’une maladie comparable à la SP, le microbiote intestinal influe sur cette affection, sur la fonction lymphocytaire B, de même que sur le cerveau et la moelle épinière. L’équipe a déjà établi que le microbiote intestinal exerce une influence sur le degré de gravité d’une maladie comparable à la SP chez des souris en régulant la fonction lymphocytaire B. Étonnamment, elle a constaté que ces effets s’observent plus particulièrement chez les mâles. L’étude dont il est ici question permettra de définir la fonction lymphocytaire B en présence de SP en vue de la mise au point de traitements efficaces qui cibleraient les lymphocytes B.

Retombées potentielles : L’équipe de recherche espère que les résultats de son étude permettront de déterminer quels types de lymphocytes B et quelles fonctions connexes doivent être préservés ou ciblés pour que la SP puisse être traitée efficacement.

État d’avancement de l’étude : En cours.
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