Différences entre les sexes quant aux manifestations de la douleur neuropathique chez un modèle murin de SP (EAE)

Chercheur principal : M. Bradley Kerr

Affiliation : Université de l’Alberta

Domaine de recherche : Prise en charge des symptômes et qualité de vie

Montant : 343 494 $

Mots clés : Douleur, cytokine, différences entre les sexes, stress oxydatif, barrière hémato-encéphalique

Résumé :

  • La douleur chronique influe grandement sur la qualité de vie des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP). Or, ce type de douleur est signalé nettement plus souvent et à un degré beaucoup plus élevé par les femmes que par les hommes.
  • On ne connaît toujours pas les raisons pour lesquelles la douleur chronique concerne davantage les femmes que les hommes.
  • L’équipe de recherche se propose :
    • de vérifier si le recours à l’exercice permettrait de moduler la sensibilité à la douleur et si des réponses distinctes sont observées chez des souris mâles et femelles;
    • de déterminer si le stress oxydatif, soit un processus en cause dans la neurodégénérescence (déperdition des cellules nerveuses), contribue à la sensibilité à la douleur chez les femmes et les hommes aux prises avec la SP.

Description de l’étude :

La douleur est l’un des principaux symptômes associés à la SP. On estime en effet que plus de la moitié des personnes qui sont atteintes de cette maladie sont aux prises avec une douleur neuropathique chronique. Dans le cadre de précédents travaux de recherche financés par la Société de la SP, M. Bradley Kerr, Ph. D., et son équipe avaient déjà relevé des différences entre les sexes quant aux manifestations de la douleur chez un modèle murin (souris) de SP. Ils avaient également signalé que les résultats obtenus durant ces travaux suggéraient que la pratique quotidienne d’une activité physique pourrait influer sur les différences constatées relativement à la sensibilité à la douleur. En s’appuyant sur ces constatations, M. Kerr cherche maintenant à déterminer si le recours à l’exercice combiné à un médicament destiné à contrer l’inflammation liée à la SP permettrait d’atténuer la sensibilité à la douleur et si un tel traitement entraînerait des réponses différentes chez les souris mâles et femelles atteintes d’une affection semblable à la SP. De plus, le chercheur souhaite vérifier si le stress oxydatif, qui est l’un des mécanismes à l’origine de la neurodégénérescence, agit différemment selon le sexe, ce qui pourrait contribuer à des variations de la sensibilité à la douleur dans le contexte de la SP. À ce jour, les résultats des travaux réalisés au laboratoire de M. Kerr donnent à penser que l’exercice s’avère efficace quant à la réduction de la douleur chez les souris femelles, mais qu’il n’apporte aucun bienfait significatif aux souris mâles. L’équipe de recherche tentera d’en savoir plus sur les effets de l’exercice sur certains groupes de cellules chez les souris mâles et femelles. La détermination des facteurs liés au sexe qui entraînent la douleur permettra aux professionnels de la santé de recourir à des traitements personnalisés et, du même coup, d’optimiser les bienfaits de ces derniers, plutôt que d’utiliser une approche « universelle » qui, jusqu’à présent, s’est montrée très inefficace dans le traitement de la douleur neuropathique chronique.

Retombées potentielles : Permettre d’approfondir les connaissances sur les mécanismes qui sous-tendent la douleur chez les hommes et les femmes aux prises avec la SP, ce qui ouvrirait la voie à l’élaboration de traitements améliorés contre ce symptôme.

État d’avancement de l’étude : En cours.

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